Où je réponds à une liste exhaustive de sujets poches…

Toujours dans la veine de Joël exploite vos sujets poches et tente d’en faire de quoi, aujourd’hui je m’attaque à la demande d’Alexis Bellavance qui m’a offert une liste tout à fait hallucinante. Petite parenthèse, je vous remercie tous et toutes pour votre générosité et j’en oublierai pas un. Du même coup, je vous encourage tous à continuer à me fournir les sujets de votre choix. Vous êtes vraiment bons pour trouver des sujets poches. Drôle de compliment mais bon…

La liste de sujets poches d’Alexis Bellavance

Une odyssée terrible vers la platitude...

Les lacets: J’ai toujours eu une relation trouble avec les lacets. Pour certains c’est le sexe, pour d’autres c’est la famille et pour moi, c’est les lacets. Un de mes seuls souvenirs de maternelle, c’est que j’avais crissement la chienne de pocher mon année parce que je n’arrivais pas à faire une boucle. J’ai maintenant 29 ans, très bientôt 30, et je suis pas encore foutu de garder mes lacets attachés. Il y a des gens qui pensent que c’est une espèce de look que j’essaie de me donner mais la seule explication, c’est que je suis poche avec les lacets. En fait, depuis quelques mois, ça va plutôt bien de ce côté-là mais c’est juste parce que les lacets étaient déjà attachés quand j’ai eu mes espadrilles et chaque jour, j’espère que les boucles tiendront. Enfin, mon pire cauchemar par rapport aux lacets, c’est d’avoir à les attacher quand ils sont mouillés. C’est dégueux pis c’est chiant.

Les watts et les ampères: Deux mots qui me crissent littéralement la chienne. On dirait que ce sont deux mots magiques pour me mettre dans un état de doute total. Tsé par exemple, quand tu plogues des colonnes de son sur un stéréo et que là quelqu’un te demande : “T’es-tu sûr que tes colonnes ont assez de watts?” comme s’il te demandait une question banale comme “Le trucs des 300 vies c’est ben dans Mario Bros hein?”… J’aimerais ça répondre avec assurance mais ma face me trahit. Ça se voit que j’ai aucune câlisse d’idées si mes colonnes ont assez de watts. Par contre, le truc des 300 vies, ça, je peux même te le faire si tu veux man.

Es-tu plus usb 2 ou firewire 800? : Honnêtement, usb 2. Parce que Firewire 800, c’est une technologie qui s’est pas rendue jusque chez-moi. En fait, pour dire vrai, j’ai aucune idée de c’est quoi une plogue Firewire 800. Je sais que ça existe, j’ai souvent entendu du monde utiliser ce terme-là mais c’est comme l’expression “Chbloung”. Je l’ai jamais utilisé mais dans le fond, je pense que ça existe pas “Chbloung” comme expression…

À quel moment trouves-tu que c’est vraiment l’automne?: Quand ça sent le buvard. C’est que dans mes jeunes années d’étudiant au cégep, je menais une vie plutôt psychédélique et à chaque automne, y a comme une odeur qui s’installe dans l’air et ça me rappelle tout le temps ça. Fouille-moi pourquoi mais c’est comme ça depuis 10 ans. Proust parlerait de réminescence mais moi je te parle plus de soft flashback. C’est ça le début de l’automne pour moi…

C’est quoi, pour toi, le meilleur toaster?: Un bon toaster, c’est tout d’abord un toaster qui remplace facilement un briquet. J’aime ça un toaster où tu peux accoter ta cigarette sur un des fils chauffants de façon à ce que ta toppe allume presque toute seule. Je trouve ça grisant. J’aime aussi les toasters qui sonnent pas trop fort quand tu les débranches en plein grillage. Comme j’aime faire fondre mon beurre de pinottes sur mes toasts, ça arrive souvent que je les recrisse avec du beurre de pinottes dans le toaster juste quelques secondes pis j’haïs ça quand ça fait un gros “Chlang” quand le support à toast remonte. Sinon, un bon toaster devrait aussi être capable de tenir des courtes conversations mais j’en ai pas encore trouvé. Si ça existe, faites-moi signe.

Pourquoi tu serais vraiment bon si tu jouais au golf?: Parce que je suis bon perdant. J’ai jamais joué au golf pis je sais quand même que je suis parfaitement poche au golf mais je suis certain que le monde aimerait ça jouer avec moi. Je serais le gars qui fait qu’après une game, tu te dis que finalement, tu t’en viens pas pire au golf. Pis ça, ça vaut de l’or.

-Les chips, quelle saveur?: J’ai un gros faible pour les chips au ketchup. C’est drôle parce que dans la vie, j’haïs le ketchup. Pas tant que ça mais c’est ben rare que je mets du ketchup dans quelque chose. Ce qui est le plus drôle, c’est que le nom de Creton-Concombre vient d’une joke d’un oncle à mon chum Guillis. Un moment donné, il parlait des nouvelles saveurs de chips qui arrêtaient pas de sortir et là, il avait dit quelque chose comme : “R’garde ben ça, ils vont finir par sortir des chips à saveur de Creton-Concombre”. Je l’ai toujours trouvé très bonne.

Les etc.: Osti que c’est pratique ce mot-là. Tsé, quand tu veux passer pour un pro, t’as rien qu’à ploguer etc. après une énumération de deux affaires pis ça laisse comme sous-entendre que tu connais crissement ça pis que tu pourrais en parler pendant deux heures mais que bon… Genre qu’un chum te parle d’électricité pis là tu dis qu’il faut vraiment être con pour rien comprendre dans le courant alternatif, les ampères, les watts, etc…

Voilà Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. En souhaitant que vous avez apprécié les sujets de Bellavance. Dans le prochain billet, je promets de m’attaquer à la carrière d’Alain Zouvi, sujet proposé par Ian Gailer. Et après, ça risque d’être le vôtre et envoyez-le moi si ce n’est déjà fait!
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L’énigme du jour: Pourquoi les blocs d’annonces à V recommencent tout le temps après même pas une seconde?

Où j’exauce le souhait de Metalbator quant au gazon…

Bon ben… suite à mon billet d’hier où je vous mettais au défi de me proposer les sujets les plus poches de l’histoire du bloguage, j’ai quand même eu deux propositions. Je m’attendais à mieux mais je vous fais confiance. Je suis certain que ça va venir. Les deux offres de sujets ont été faites sur Facebook donc…

La première est de Lemay qui m’a dit de raconter ma vie. Comme c’est ce que je fais tout le temps sur Creton-Concombre, on va dire que le défi est relevé depuis un crisse de boutte.

La deuxième est assez chienne mais comme je me suis engagé, vous allez voir que je suis un gars de parole… Juste pour toi Metalbator : Vedette rock

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Tout sur le gazon

pour toi, Metalbator : Vedette rock

Le gazon, c’est crissement malade. Tout le monde en a déjà vu pis la plupart pense qu’il y a rien de plus plate que du gazon mais c’est pas vrai. Oh non! Je sais pas si vous allez des fois sur les sites de conspirations mais depuis une cinquantaine d’années, y a un étage au complet de documents secrets sur le gazon dans le sous-sol du FBI.

Si vous saviez combien d’agents spéciaux se sont faits tuer à cause qu’ils avaient été suspectés de parler des mystères du gazon à des amis ou même, à leurs enfants. Ça a l’air de rien mais avez-vous déjà essayé de décortiquer un brin d’herbe? C’est fucké hein? C’est comme filamenteux pis ça fait du jus verdâtre qui tache les doigts. Ça peut être utile aussi quand ta chaîne de bicycle débarque pis que tu as les mains pleines de graisse noire. T’as rien que à te frotter les mains avec une petite motte de gazon pis d’habitude, après 20 secondes, c’est comme si y s’était rien passé. Ça marche pas tout le temps mais quand même, ça fait la job pas pire.

Le monde pense pas à ça mais si le gazon lave les taches de graisse de chaînes de bicycle, imaginez juste deux secondes qu’est-ce que ça peut faire d’autres… C’est freakant hein?

Là, j’espère que vous êtes en train d’allumer que la pelouse, c’est rien d’autre que des plantations de caméras pour les extra-terrestres. Logique quand tu sais le truc de la graisse de chaînes de bicycles. Chaque brin d’herbe est une caméra. Et en plus, c’est des mini-guns qui peuvent jeter de l’acide verte si un jour les hommes-doritos décidaient d’envahir la Terre.

Finalement, le gazon a aussi une fonction de téléphone cosmique. Quand tu prends un brin d’herbe pis que tu le mets entre tes deux pouces, si tu souffles fort sur le brin, ça fait comme un bruit de pet aigüe. Y a une vieille légende égyptienne qui dit qu’un jour, 9000 humains vont prendre 9000 brins d’herbe pour s’en servir comme trompette et là, les aliens vont les entendre et là, ils vont venir pour rénover toutes les pyramides pis cette années-là, il va y avoir un gros spécial sur ça aux Anges de la rénovation.

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Le vêtement que je n’ai pas porté du jour: Une veste de cuir.

Où je vous mets au défi…

Heille wow! 20 commentaires pour le dernier billet! Que Leadpipe mette ça dans sa pipe. Si c’était comme ça à chaque billet, je commencerais à penser à me trouver un commanditaire pour Creton-Concombre. Genre une grosse pub de cigarettes pour les Macdonald Spéciale. Parce que c’est ça que je fume en vous en écrivant. Même que c’est ça qu’ils pourraient mettre dans la pub: “Vous lisez quelqu’un qui vous écrit en les fumant… Pourquoi pas vous maintenant?”

Continuez à m’écrire en si grand nombre! C’est le fun. Pis si vous avez des suggestions de sujets merdiques à m’envoyer, je vous promets de m’attaquer à toutes les propositions. C’est un engagement. Je vous mets au défi!

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Aujourd’hui, Julie pis moi, on est allé à Alma. Pendant que Julie était partie avec sa filleule visiter un labyrinthe de blé d’Inde, j’en ai profité pour voler le char pis aller voir ma mère. Je dis “voler le char” parce que j’ai juste mon permis temporaire. Je sais pas trop si c’est comme ça que ça s’appelle mais tsé, c’est le permis que t’as juste le droit de conduire avec quelqu’un d’autre qui a un vrai permis.

Ça fait deux ans et demi que j’ai passé mon examen théorique pis là, il me reste six mois pour passer mon examen pratique sinon, je suis techniquement dans la marde. Pas pire hein? J’ai quand même plogué les mots théorique, pratique et techniquement dans la même phrase. Un vrai plan de cours en technique de génie électrique au cégep.

Mais bon, je trouvais ça trippant de conduire tout seul en écoutant Ill Communication des Beastie Boys. Je me trouvais crissement fresh. Crissement nineties aussi. Pis smooth criminal tant qu’à y être.

Je trouve ça capoté parce que je pense que je commence à aimer ça conduire. Chus peut-être malade. J’ai peut-être quelque chose de bizarre. Peut-être que chus en train de me métamorphoser. J’vas-tu me mettre à aimer le hockey avec ça?

J’ai peur.

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Le jeu de mots du jour: Mon beau-frère est coach de football à Montréal pis disons que le dernier match s’est pas très bien passé. Comme il est descendu à Alma quelques jours, un de ses chums lui a envoyé un email et en faisant référence à ce match tragique, lui a écrit: “Sorry for the Almageddon”.

Moi en tout cas, je la trouve crissement bonne.

Où il y a une mise en abyme de citation…

J’ai un service à vous demander. Quelqu’un peut-il laisser un commentaire juste pour voir si ma nouvelle plateforme fonctionne? Même si vous n’avez rien à dire, que quelqu’un se sacrifie!

En plus, ça va m’éviter de recevoir un commentaire comme celui de Leadpipe qui m’avait comme troublé. Je vous le cite, ça en vaut la peine. Disons que ça décrisse un gars: ” Toujours pas de commentaires sur ce post? Trouvé sur le blog kiosquemedias.com:“There’s a joke within the blogging community that most blogs have an audience of one.””

Tsé le genre de commentaires qui te dit de façon assez simple et évidente que t’es un pauvre con qui aime se faire accroire qu’il est intéressant. En tout cas, si c’était ça l’intention, ça a vraiment bien fonctionné parce qu’il s’est passé un mois et demi entre ce billet-là pis le suivant. Bravo Leadpipe.

Mais bon, comme j’ai Robot-Pisteur qui scrute vos visites, je sais que je suis pas tout seul à me lire faque je capote pas trop. Je sais qu’il y a toi, toi pis toi. Vous êtes quand même trois. Pis je suis certain que si ma mère avait internet, elle me lirait. Ça ferait quand même quatre.

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La constatation du jour: Écrire avec un chat sur les cuisses, ça rajoute crissement du challenge.

Où souris et éléphants flirtent avec l’alcool…

Est-ce que je bois ce soir? C’est la question qui est sur beaucoup de lèvres la fin de semaine. La semaine aussi dans le fond. Mais surtout la fin de semaine.

Le mieux, c’est de rien prévoir. Te dire que si ça adonne, tant mieux, pis sinon, tant mieux aussi. Tsé, les beuveries planifiées, c’est rare que ça donne quelque chose d’historique. Y a rien de plus décevant qu’un party que tu attends depuis super longtemps pis là, ce soir-là, le monde est juste pas assez crinqué pour ce qui avait été anticipé.

Non mais, avouez que ça tue un party qui lève pas. Ayoye…

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Le samedi, je surveille une exposition. Je surveille l’art. En fait, c’est ce que je fais présentement. Pis je viens quand même d’utiliser des déclinaisons du verbe “faire” deux fois dans la même phrase. Faut le faire…

Mais bon, dans l’expo, y a des souris pis mon fun, c’est de les prendre pis de les flatter. Heille… ça a des grandes oreilles ça des souris. Tantôt, Julie était avec moi pis j’y ai dit: “Imagine si c’te souris-là était de notre grosseur. Imagine comment qu’elle aurait des grandes oreilles!”

Selon Julie, la souris aurait des oreilles aussi grosses que des oreilles d’éléphant.

Ça reste qu’une souris de ma grosseur, ça serait crissement écoeurant. Avec ses gros yeux rouges pis sa grosse moustache… Yeurk…

J’me demande de quoi ça aurait l’air un éléphant si c’était de la grosseur d’une souris. Ça serait sûrement pas cute. Ça ressemblerait probablement à une espèce de limace avec une trompe. Pis ça pourrait pas manger de cacahuètes.

Peut-être que si tu vas ben haut en altitude pis que tu prends une photo d’éléphant, ça doit donner un aperçu de qu’est-ce que ça aurait l’air un micro-éléphant.

En tout cas, ça reste qu’un micro-éléphant, ça aurait des oreilles aussi grosses qu’une souris normal.

Où je fais un Denis Talbot de moi et un Daniel Pinard de merde…

Bon ben, c’est fait. On dirait que ça fait deux semaines que je suis en permanence devant mon ordi à coder des shits HTML pis à squatter les forums comme un geek. Pas évident de se monter un site internet. Mais là, c’est pas mal toute faite pis là il me reste juste à avoir du fun. J’espère que vous allez en avoir vous-autres aussi. Faque là, La clique pourra pus me niaiser avec mes 144 liens internet. Ils sont maintenant toutes à la même place à part mon blogue du VOIR mais là, ça se comprend.

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Aujourd’hui, Julie pis moi, on est allé au Maxi pour acheter des trucs pis là, on arrive devant les fraises pis Julie vire complètement euphorique. “Oh! Bouby! Regarde les belles fraises. Regarde comment elles ont l’air bonnes!” qu’elle me dit. Et effectivement, les fraises avaient l’air bonnes.

Faque là, Julie en prend une et la bouffe et là, moi je me dis que je suis pas certain si on a le droit de faire ça. Je nous imagine en train de nous faire arrêter par le dude de la sécurité pis là, je vois une mauvaise photo de Julie pis moi en page frontispice du Journal de Québec avec un gros titre du genre: “Les Bonnie and Clyde du Maxi enfin pincés”.

Là, Julie capote littéralement sur les fraises! Elle en prend une crisse de grosse et me la tend en me disant d’y goûter. Elle en prend une croquée et me répète à quel point elles sont bonnes et insiste pour que j’y goûte. Rendu là, je me dis que je peux pus reculer faque j’en prends une bouchée et au moment où j’arrive pour mâcher, je vois les yeux à Julie qui changent d’expression tout d’un coup pis là elle dit: “Ah… Chéri. J’pense qu’on vient de manger une chiure d’oiseau.”

Elle me montre la fraise et effectivement, y a comme une espèce de chiure d’oiseau sur notre fraise. Là, le coeur commence graduellement à me lever pendant que je décrisse du Maxi pour aller cracher ce que j’ai dans la gueule sur le parking pis finalement je dégueule pas mais quand même.

Je suis retourné dans le maxi, j’ai pogné le panier de fraises qui était dans notre chariot pour le crisser dans un rack de brocolis pis Julie m’a dit: “J’pense qu’on va se passer de fraises cette semaine hein?” Mets-en.

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À soir, on a passé par Bureau en gros pis là, on checkait un petit portable juste comme ça. On comprenait pas trop pourquoi qu’il était juste à 300 piastres. À un moment donné, il me vient à l’idée de vérifier combien il y a de prises USB sur l’ordi pis là, j’ai la brillante idée de déploguer une patente juste pour voir ce que c’est.

Rien que quand j’ai commencé à tirer sur le fil, Julie m’a prévenu de ne pas le faire pis là, avec toute mon assurance de geek, j’y ai répondu comme à un enfant: “Ben voyons poulette”. Au même moment, y a une osti d’alarme qui s’est mise à sonner pis en dedans d’une seconde, j’étais devenu la nouvelle star du Bureau en gros. Tout le monde n’avait que d’yeux pour moi. Moment poche de vie genre.

Finalement, c’est pas si trippant que ça la vie de star…

Où il faut que je me trouve une autre job au plus câlisse…


Depuis que Charlotte est morte, les chats ont recommencé à envahir notre terrain. C’est cool parce que je me dis qu’ils font chapelle ardente en souvenir d’elle. En fait, pour l’instant il n’y a que trois abonnés fidèles mais ils sont vraiment smattes.

Y a Panthère, un chat noir, qui est hyper-furtif et qui me fait faire des sauts des fois le soir parce qu’il devient invisible dans l’obscurité. Y a Mistigri, un petit sec qui veut devenir chum avec moi. Il arrive sur ma galerie et il arrête pas de se frotter après moi et après un petit bout de temps, il se couche et m’observe comme si j’étais l’animal. Des fois, j’essaie de m’imaginer à quoi il pense mais après quelques secondes, j’arrête parce que ça me fait freaker. Et enfin, y a le légendaire Ponpon qui a l’air de vouloir nous dire: “Gardez-moi en otage ostie! Je vous en prie! Gardez-moi à l’abri de mon moron de maître avec son sifflet de marde pis ses claquements de main qui sont en train de me rendre complètement psychotique.”

Je commence à ben les connaître parce que je passe beaucoup de temps dehors à juste réfléchir. Je veux crisser ma job là et enfin faire de quoi de stimulant dans la vie mais c’est pas évident. Je me sens comme pris en couilles dans le monde du travail. Je pense à la bibli et je deviens complètement déprimé. Tsé quand t’aimes vraiment pus ta job.

Hier, j’ai rêvé que je me pognais une job de prof en littérature au cégep et j’étais comme insécure mais j’aimais ça. Le monde se crissait de ce que je disais mais à la fin de mon rêve, j’avais comme réussi à les amadouer pis je trouvais ça crissement hot.

Mais là, on est comme le premier août pis je me dis qu’il commence à être un peu tard pour aller porter mon CV. Fait chier parce que pour une fois dans ma vie, j’ai une coupe de cheveux crédible – je parle au plan professionnel – pis j’ai pas une barbe de deux mois. Mais même là, je sais même pas comment on fait pour demander une job de prof au cégep. J’étais pas là au cours où ils t’expliquent comment faire.

Ah… pis faudrait que je me fasse un CV pis ça j’haïs ça. Mais je suis tellement à boutte de ma job. En tout cas, il me reste encore deux semaines à être en break faque peut-être que j’vas finir par réussir à me fouetter pis de ces temps-ci, toutes les filles tombent enceintes. Y a peut-être une job qui m’attend.

Faut que je fasse de quoi au plus crisse man. Faudrait que je demande conseil à Ponpon…

Où j’entends le nom de Ponpon…


Le gars en face de chez-nous a un chat qui s’appelle Ponpon. Un beau chat orange qui était ben chum avec Charlotte. Jean-Marc pis Marie-Lou nous parlait souvent du gars en question comme quoi il passait un temps fou à appeler Ponpon en tapant des mains. Personnellement, c’était un bon running gag mais jusqu’à cette semaine, je faisais juste l’imaginer parce que je l’avais jamais entendu.

Mais là, c’est parti. Ça doit faire vingt fois en deux jours que je l’entends chercher Ponpon en tapant des mains et c’est quelque chose! Non mais on s’entend-tu que pour attirer son chat en tapant des mains, il faut être toute qu’un épais. Si y a quelque chose qui fait freaker les chats, c’est ben un tapage de mains. Me semble que quand tu veux qu’un chat décrisse de ton parterre de fleurs, c’est genre le premier ou deuxième move que tu fais. Tu tapes des mains en chuchotant le plus fort possible : “Heille toé! Décrisse!”

Ce qui est encore plus freak, c’est que le propriétaire de Ponpon a eu la brillante idée de s’acheter une gugusse qui fait un son tellement gossant que je suis certain qu’à chaque fois qu’il s’en sert, non seulement Ponpon doit décrisser dans un autre quartier, mais je ne serais même pas surpris d’apprendre qu’une espèce animale disparaît complètement de la surface de la terre.

Je sais pas trop c’est quoi mais ça fait comme le son d’un sifflet qui imite une fille qui se fait tuer en se faisant arracher les cordes vocales une à la fois. Je sais pas si vous voyez le genre de son invitant? À soir à minuit, le gars s’est mis à taper des mains en hurlant Ponpon pendant dix minutes pour enfin sortir l’artillerie lourde avec son sifflet pis Julie pis moi on se disait que ça serait crissement drôle d’appeler la police, juste pour voir ce que ça ferait.

C’est quand même spécial parce qu’en un an, on l’avait jamais entendu faire mais dès que tu l’entends une seule fois, on dirait que tu ne pourras plus jamais le manquer à l’avenir. Comme quand quelqu’un te fait remarquer que tel gars que tu connais depuis cinq ans roule ses “r”. Tu peux pus passer à côté.

Pauvre Ponpon. Je le comprends tellement de vouloir rester dehors. En fait, si j’étais Ponpon, je changerais de ville pour avoir la crisse de paix. J’espère que Charlotte, c’était pas un suicide. Peut-être qu’elle aurait aimé ça elle, se faire appeler en tapant des mains. Ah pis fuck. Trop tard.

Où je parle d’autres choses…


Après-midi ben relax avec Julie, Corinne pis Matthieu. À boire une bière au soleil pis à fumer plein de toppes. On a parlé un peu de Charlotte qui est morte il y a deux semaines. Je me rappelais à quel point c’était une bonne chatte. Même quand elle était tannante et qu’elle nous réveillait en pleine nuit en tournant au tour du lit pis en faisant potoum-potoum d’un pas lourd.

Mais bon. Tout allait bien et j’étais justement en train de dire que ça avait vraiment été un cool après-midi quand surprise, le téléphone sonne pis que j’apprends que je me suis fait cloner ma carte de guichet. Non mais, faut-tu avoir rien à faire pour cloner ma carte de guichet? Le gars de Desjardins a été ben cool en me disant que ça arrivait souvent pis que si jamais on avait vidé mon compte, que ça allait s’arranger mais quand même…

Ce qui m’a le plus dérouté, c’est que le gars checkait avec moi au téléphone les dernières transactions que j’avais fait avec ma carte pis c’était juste de la bière, de la bière, des toppes pis de la bière. Ça fait pas super crédible disons. Un peu plus pis je lui aurais dit: “Ça c’te transaction là, c’était pour m’acheter une caisse de pantalons coton-ouaté.”

Bon ben, que c’est que je fais là à vous bloguer ça dans mon bureau pendant qu’il fait beau dehors? Pis pourquoi que vous me lisez pendant qu’il fait beau dehors?

Pis pourquoi qu’il fait beau dehors?

Le premier à me fournir une bonne réponse reçoit un kit de gilet et pantalon en coton-ouaté.

Où ma retraite en tant que blogueur est mise en cause…


Disons que le dernier mois a été pas mal intense. 3 semaines à Montréal à brainstormer non-stop, ça fesse. Avant de m’en aller, j’avais commencé à me faire à l’idée qu’il était temps que je prenne ma retraite en tant que blogueur. Parce que la vie de blogueur, ça peut devenir vraiment lourd à la longue. Surtout quand tu fais ça bénévolement.

N’est pas La clique du plateau qui veut. Parce qu’avec toutes les annonces qu’il y a maintenant, on ne se le cachera pas: ça doit être un peu payant quand même. Ironiquement, depuis que La clique a transféré sur un .com, y a plein de monde qui me disent que c’est moins trippant que dans le temps. Et quand je me fais dire ça, je leur réponds qu’en effet, La clique est moins hypnotisante qu’à l’époque mais que c’est probablement explicable par le fait que l’effet de surprise y est moins et que bla bla bla bla bli blo bla blu.

Parce que quand je me mets à essayer de trouver un sens à tout ça, c’est là que je me rends compte que le monde me disent souvent ça parce qu’ils pensent sérieusement que c’est moi La clique. Une espèce d’histoire en boucle qui se répétera jusqu’en 2012.

Prenons pour exemple Rémi-Pierre Paquin qui, à chaque fois qu’il me croise, tente désespérément de me mettre en échec pour que je lui avoue enfin que c’est moi.

J’ignore si ça vous est déjà arrivé d’être accusé de quelque chose que vous n’avez pas fait mais si tel est le cas, avouez que c’est vraiment difficile de convaincre les gens du contraire. Aucun argument ne tient la route et plus vous essayez de vous sortir du pétrin, tel un sable mouvant, plus vous vous enfoncez.

Si je vous raconte tout ça, c’est uniquement pour vous dire que je prendrais bien ma retraite de blogueur mais tant que La clique existera, il y en aura pour croire que je serai encore actif donc, tant qu’à l’être aux yeux des gens, autant l’être au nom de Joël Martel.

Car même quand j’écris de la marde, je le fais sans masque.