Où je publie un billet déprimant…

Apr 29

Où je publie un billet déprimant…

Je suis dans une drôle de passe depuis quelques semaines.

Genre le bout dans la vie où on a l’impression que tout est loin. Et puis, y a toujours le crisse de temps qui me file entre les doigts qui m’angoisse. Je vois mon gars grandir trop vite. J’ai l’impression que mon corps part lentement mais sûrement en couilles. Je suis de plus en plus stressé avec des patentes dont je me sacrais avant. Et puis, coup de théâtre, je suis maintenant  comme ma mère à l’époque où j’étais ado: je n’ai pas vraiment d’amis. À part ma blonde. Et puis Max qui est loin et que je vois trois ou quatre fois par année. Et Dan et Seb que je vois une fois aux deux semaines.  Et puis Marielle ou Stef que je vois à la job.

En fait, je parle d’amis qui passent te voir ou qui t’appellent juste pour savoir comment ça va. Des amis que tu peux décider d’aller leur faire un coucou sans te chercher une excuse. Des amis comme les gens ont à la télé bref.

Et puis je suis tanné d’être un chroniqueur sans chronique. D’ailleurs, certains de mes détracteurs se réjouiront de savoir que j’en suis maintenant rendu à croire que je suis un chroniqueur sans envergure. Disons que statistiquement, les chances sont pas mal plus grandes d’être un chroniqueur plate que le nouveau Foglia.

L’autre fois, y a Roger qui me disait de pas lâcher et qu’à un moment donné, les choses se placeraient professionnellement. Il ne s’en doute probablement pas, mais je pense à ça à tous les jours. Je m’accroche à ça.

Et en attendant, je me tiens le plus loin possible de l’amertume, de la jalousie et de toutes les autres affaires négatives.

Peut-être que je suis juste dans le dernier droit avant qu’il m’arrive de quoi de capoté.

Peut-être que la vie m’a déconstruit afin que j’apprenne à me connaître dans les moindres détails en me reconstruisant.

Une chose est certaine, je suis dans le bout de mon film autobiographique où on met une toune mélancolique et où on me voit marcher lentement sur le bord de l’eau et regarder pleuvoir à travers une fenêtre.

Je vous tiendrai au courant à la prochaine scène.

3 comments

  1. AP /

    T’ES dans le dernier droit avant qu’il t’arrive de quoi de capoté. Tu vas voir, man…

  2. Hervé Leclerc /

    Si t’essayais d’arrêter de me copier, ça irait mieux. Cette semaine, quand j’étais en train de me dire que malgré tout, j’allais bien là en ce moment précis. Ce même moment précis à décidé que ce “feeling” n’avait pas le droit d’exister pour moi. Paf, Pif, Pouf… Je suis tombé du trottoir et affalé sur toute ma longueur. non mias, une seconde de joie, c’est trop. Depuis vendredi, j’ai une côte de fêlé ou cassé. Ce qui est sûr, c’est que si on connaît un temps soit peu mon épopée bipède, je croix qu’il y à vraiment un petit nuage noire juste sur moi puisqu’il y avait un beau soleil ce jour là. Ma petite toune mélancolique est applicable à tout ce que je fais.

  3. Mike Tremblay /

    C’est plate ce qui t’arrive mais je ne rappelle de la dernière fois que j’ai pris une bière avec toi! Tu m’as raconté des trucs hyper touchants, des trucs qui ont fait de toi ce que tu es! Moi, je trouve que tu es un gars hyper génial. De la musique à tes textes, tu y laisse une originalité que j’adore! Lâche pas Dude! Je suis content de t’avoir rencontré et j’espère te croiser à l’occasion dans le futur. Sincèrement…signé, le teteux de Facebook! ;) luv’ya!

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