Où tout finit par s’équilibrer…
May 09
Je viens enfin de me taper le fameux documentaire The King of Kong : A Fistful of Quarters.
Je sais pas si c’est juste parce que je suis un vieux gamer mais pour être franc avec vous, je vous écris avec les yeux plein d’eau. Disons que c’est assez rare que je passe par une aussi grande gamme d’émotions en regardant un film. Non seulement je viens d’ajouter un nom de plus dans ma liste des gens les plus détestables de toute l’histoire en la personne de Billy Mitchell mais tout se balance bien parce que j’ai maintenant un modèle de persévérance supplémentaire : Steve Wiebe.
En fait, je comprends crissement le gars parce que j’ai passé plusieurs années à essayer de passer Space Junkie pis je vais toujours me rappeler l’espèce d’euphorie qui m’avait envahi le soir où j’avais réussi à me rendre au quatorzième tableau qui était en fait le recommencement du jeu.
Là, j’imagine qu’il y a au-moins un fin finaud parmi vous-autres qui vient de se dire : “J’vas essayer de trouver Space Junkie juste pour voir kessé qu’y a de si tough dans c’te jeu-là?”
Vous me croirez peut-être pas mais il y a deux versions de ce jeu-là pis celle-là au PC est vraiment à chier parce qu’elle est juste trop facile. N’importe qui peut la passer en une game. Par contre, celle-là au Mac, c’est quelque chose. Juste passer le premier tableau, c’est pas super évident.
Pour être franc, je sais pas on est combien de personnes dans le monde entier à l’avoir passé mais si on se réunissait, je pense pas qu’on ferait un gros party. Tsé, c’est un peu poche parce que dans le fond, y a pas grand monde qui savant qu’est-ce que c’est Space Junkie faque quand même que je me tuerais à me vanter que je l’ai déjà passé, ça changerait pas grand chose. Mais quand des chums qui ont déjà joué à Space Junkie font mention de mon record, le temps de quelques secondes, je me vois comme une légende dans leurs yeux pis y a jamais personne qui va pouvoir m’enlever ça.
J’espère que Steve Wiebe se sent comme ça parce qu’il le mérite.
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Aujourd’hui, pour la fête des mères, j’ai lavé le frigo. Non mais sans joke, j’ai pas fait ça spécialement parce que c’était la fête des mères mais il fallait vraiment que ça se fasse. C’est que quand chus parti à Québec, ben chus parti un peu vite pis j’ai comme oublié une coupelle de trucs qui n’avaient pas la capacité d’attendre après moi deux semaines.
C’est quand même cool parce qu’à chaque fois que je lave un frigo, je me dis que c’est vraiment tough de trouver une corvée ménagère plus plate que ça. Tsé, on s’entend que laver les chiottes, c’est pas mal le top mais je pense que le frigo est bon deuxième pis il a vraiment pas à avoir honte de sa position. Disons qu’il la mérite vraiment.
En tout cas, je sais que je viens de perdre une bonne dizaine de lecteurs qui se sont dits: “Ah crisse, faudrait pas que ma blonde lise ça pis qu’elle me sorte le maudit Joël comme exemple pis que là, je sois pogné pour laver le frigo demain au lieu de jouer ben chill à la Xbox 360. Y a quand même un boutte à passer pour une loque. ”
C’est justement pour ça que j’en parle sur mon blogue. Disons que ça fait comme annuler le fait qu’un documentaire sur le champion de Donkey Kong me fasse pleurer.






Ça en est d’un ridicule enrageant… dans la vie y’a avoir de l’attitude pis de la prétention, mais je crois maintenant qu’on peut clairement traiter quelqu’un d’osti de Billy Mitchell… pis c’est grave pas à peu près comme insulte…!
Le documentaire est sorti en DVD? Me semble que ça fait un méchant bout que j’ai vu la bande annonce en me disant que je voulais l’écouter.