Où je vous présente le protocole de rencontre Giguère-Martel…
Mar 01
Aujourd’hui, il faisait vraiment beau. J’écoutais We’re Only In It For The Money de Zappa en marchant sur la rue Racine pis avec la chaleur du soleil, je me suis vraiment senti propulsé dans deux mois.
C’est là qu’au loin, j’ai vu se profiler une silhouette que je commence à trop bien connaître. À chaque pas que je faisais, ma vue se précisait mais comme je suis myope pis que j’ai jamais eu de lunettes, je pourrais dire que ma vue se précisait à pas de tortue.
Rendu en avant du Moustache Café, c’était maintenant confirmé. La rue Racine était le théâtre d’une autre rencontre légendaire du blogueur Joël Martel avec l’homme de théâtre Martin Giguère. Rien que quand c’est devenu officiel dans mon cerveau que j’allais croiser Martin Giguère dans 14 pas, ce dernier m’a fait la classique mais toujours très efficace passe du gars qui après avoir reconnu une autre personne change pas très subtilement de direction pour l’éviter.
Faut croire que Giguère a un répertoire de jokes de rues qui est tout à fait dans mes cordes parce que s’il avait réagi, n’eut été que 2 secondes plus tard, c’est moi qui l’aurait fait mais bon. Comme j’avais mes gros écouteurs sur la tête, j’ai pensé avoir ri dans ma tête mais après coup, j’ai réalisé que j’ai dû laisser entendre un gros rire niaiseux.
Au moment où je croisais officiellement Martin, j’ai pensé un instant à enlever mes écouteurs et tenter d’engager une discussion du genre je-pousse-une-blague-ben-quick-et-si-le-flow-est-là-on-poursuit-la-discussion-tant-qu’on-peut-et-sinon-je-surfe-sur-ma-joke-de-début-pour-la-transformer-habilement-en-joke-de-départ mais rendu là, c’était trop tentant de juste continuer à marcher et de poursuivre une espèce de tradition de non-communication qui commence à vraiment être drôle.
Faque j’ai continué à marcher avec un grand sourire aux lèvres en me disant que je l’aime ben Martin Giguère. C’est comme mon ami à qui je parle pas.
Je pense que je vais lui écrire sur Facebook pour voir si on serait pas mieux de s’engager un protocole de rencontre. Du genre, prochaine fois qu’on se croise on se dit salut et après trois pas, on a l’obligation de se retourner. Si l’un des deux tend le doigt ou la main vers l’autre, un semblant de début de discussion doit être engagé et sinon, chacun poursuit dans sa direction.
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Ma pensée pas fine de la journée en regardant les nouvelles pis en voyant que 80 personnes avaient perdu leur job au centre fiscal en raison de la baisse du chômage: Vous aviez rien qu’à m’en donner cet été gang de sadiques.






yé juste myope, pi cé toutte
WTF?
C’est comme du bromance réel!
Est-ce que sa existe encore “bromance” ou c’est déjà mort?
Joe G., je te dirais que c’est plus comme un épisode de Curb Your Enthusiasm en boucle.
(Les si n’aiment pas les -rait)
Hey c’est drôle que t’écrives ça, parce que hier soir Martin Giguère c’est devenu mon ami. Pis j’ai eu une pensée pour toi.