Où un sympathique barbecue crée des flammèches…

Apr 19


Julie pis moi, on se chicane vraiment rarement. En fait, on doit se chicaner environ huit ou neuf fois par année. C’est à peu près notre moyenne depuis 6 ans. On est un peu comme les nouvelles. Tsé, quand Noël arrive, tu sais que le 26 au matin, il va y avoir le traditionnel reportage de la file du Boxing Day en avant du Future Shop à Montréal. Quand le beau temps arrive, tu sais que d’ici deux ou trois jours, ça va être le reportage des places où les rivières pis les ruisseaux débordent avec un gars découragé qui pompe l’eau de son sous-sol qu’il venait juste de rénover.

Ben moi pis Julie, pour les chicanes, on est quasiment pareil. Jeudi, quand Julie m’a parlé de laver le barbecue en fin de semaine, que ça serait le fun, j’ai rien dit mais je savais intérieurement ce qui allait se passer. Faque aujourd’hui, on est parti se promener au parc Rivière-du-Moulin, on a mangé des frites Macdonald’s sur le bord de la rivière, on a pris des photos dont une où je faisais semblant de jeter mon sac de poubelles dans la rivière, on a fumé des toppes pis finalement, on s’est acheté un sac de briquettes à barbecue.

Jusque-là, tout allait bien. On a lavé le barbecue et ça allait bien encore. En fait, je savais que ça s’en venait dangereux au moment où j’ai posé le premier steak sur le barbecue. Julie aime pas ses steaks saignants pis là, quand j’ai dit que c’était prêt, elle s’est mise à s’inquiéter parce que son steak jutait encore. J’ai dit: “Mais tu vas voir, c’est comme ça que c’est bon pis je sais qu’il est assez cuit.” Je me suis trompé un peu mais par contre, le mien correspondait plus aux goûts de Julie.

Sauf que là, Julie avait faim pis moi j’étais rendu crissement stressé faque la chicane a pogné comme ça, comme un éclair qui te tombe dessus pendant que tu attaches tes lacets. Julie a pogné son steak pis elle est allée le remettre sur le barbecue pis quand elle est revenue dans l’appart, je me suis dit: “Mais je l’ai pas entendu rouvrir le barbecue.” Faque je suis sorti et effectivement, le barbecue était fermé avec le steak à Julie qui attendait qu’il se passe de quoi. J’ai essayé de rallumer le barbecue mais ça fonctionnait pas. L’interrupteur faisait des Clac-Clac-Clac pis à un moment donné Julie est sortie pis elle m’a dit: “Ben là, laisse faire ça, j’vas le manger de même, là il est déjà plein de propane!”

On s’est réconcilié deux minutes après ça mais là, je me demande depuis le souper si ça goûte de quoi le propane…

***

Chat m’apprendra

Charlotte est rentrée hier soir pis elle était complètement recouverte de toques. Ça fait pitié. Ça m’aura quand même permis d’apprendre que le nom scientifique des toques, c’est petite bardane. C’est pédagogique avoir un chat.

4 comments

  1. noreply@blogger.com (Marie-Anne) /

    Nous autre on s’est rendu compte que Simone, c’est le genre de chat qui va falloir brosser à tous les jours. Elle est rendu avec des dreads sur le dos.

    Pour savoir un peu quoi faire, je me suis mise à fureté sur les pages du net qui ont encore des design de 1996, avec des clipart de chat qui scintillent. Ça fout la frousse les commentaires là-dessus:
    «La semaine dernière, il a même été « bouché » Hilarant Je le vois aller dans sa litière, il gratte, je sens l’odeur caractérisitique, qui persite, je me dis « il n’a pas recouvert sa crotte », je vais voir… et rien dans le bac ! Et là, je vois mon Lulu qui se traîne le c.l par terre, comme pour s’essuyer… je le saisis et oh horreur, sa crotte était resté coincée dans le trou, obstrué par une grosse bourre de poils…»

    Il n’y a rien de pédagogique là-dedans. Ah ben, j’ai appris à écrire «dreads» pour l’occasion.

  2. noreply@blogger.com (lacliqueduplateau) /

    On dirait Arcadio avec ton foulard!!!

  3. noreply@blogger.com (Anonymous) /

    Maintenant vous savez que nous faisons six à huit BBQ par année!

  4. noreply@blogger.com (Anonymous) /

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